Francis Ponge, "La fabrique du pré", 1971.

Francis Ponge, "La fabrique du pré", 1971.
Francis Ponge, "La fabrique du pré", Skira 1971.

Nous avons le plaisir de vous inviter au prochain Café littéraire, qui se tiendra à l'Épicerie du Pré, rue du Pré au Mans, de 18:30 heures à 20 heures environ. L’objectif étant pour nous de promouvoir et d'échanger autour d'une littérature contemporaine ou classique de qualité, « lettrée », en se garant des titres et des auteurs trop commerciaux.

Nous nous retrouverons le jeudi ....... autour

d'œuvres d'écrivains ..........

Nous comptons sur votre présence, en apportant ou non des textes ou des extraits d'œuvres des auteurs retenus.
Chacun est libre de lire ou non un texte qu'il aura pris soin d'apporter, un extrait d'œuvre, de participer au débat s'il le désire.

Merci de relayer la proposition de cette rencontre aux personnes que vous jugeriez susceptibles d'être intéressées.

À bientôt, Armelle Le Dantec & Alain (Georges) Leduc.


Bien entendu, l'accès à ces rencontres littéraires ne saurait être que parfaitement gratuit.







samedi 3 septembre 2016


Le jeudi trente juin dernier a eu lieu le dernier Café littéraire de la saison. Nous avons, alors qu'étaient évoqués les écrivains voyageurs, eu le plaisir d'entendre lire quelques pages de Flaubert sur la Bretagne, Nicolas Bouvier sur le Japon ou Alexandra David- Neel sur l'Inde.


Merci à l'un de nos plus fidèles participants de nous faire parvenir les photos de cette soirée.
 
 



samedi 25 juin 2016

Alain (Georges) Leduc nous communique ces deux liens  qui vous permettront de réfléchir plus avant quant à  Lawrence Durrell :

 
 

jeudi 28 avril 2016


MAHJOUB BEN BELLA





 



À tout seigneur, tout honneur. La soirée « écrivains algériens » de la Fabrique du Pré a commencé par la présentation de Rachid Boudjedra – repères bio/bibliographiques, puis aussitôt lecture d’extraits de La Prise de Gibraltar (Denoël) ainsi que des Figuiers de Barbarie (Grasset), puis de Printemps (Grasset, également).

« (…) juste après ce jour ou l’armée était venue perquisitionner dans la maison on ne s’y attendait pas on avait été pris en flagrant délit Chems-Eddine et moi maman avait inventé un mot pour dire sa peur quelque chose comme trouillarrhée toujours à faire le clown maman au moment où on s’y attend le moins souvent sévère austère plutôt mais là elle voulait nous faire rire pour nous détendre l’atmosphère comment traduire trouillarrhée ou en latin ou en berbère (…). » (La Prise de Gibraltar.)

Un vif débat, passionné, s’enclenche qui trouvera son épilogue avec une intervenante souhaitant parler de Boualem Sansal (2084, aussi chez Gallimard) ainsi que Le serment des barbares). Réelle volonté fictionnelle en dépit de faiblesses de style, de pages dont le langage « ne tient pas », estime-t-elle. Quelqu’un évoquera aussi Franz Fanon et la guerre d’indépendance et Yasmina Khadra et ses « polars » - c’est du moins le qualificatif énoncé. Auront été lus un long poème de Jean Sénac, ainsi qu’un (court) extrait d’une pièce de théâtre de Kateb Yacine. Puis, une participante a généreusement fait partager sa connaissance aigüe de la littérature algérienne contemporaine, évoquant Yahia Belaskri (Si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut et Les fils du jour / Vent d’ailleurs) et Mohamed Benchicou (Le mensonge de Dieu, chez Michalon).

« (...) Aurai-je la force de tout écrire? Je suis le mendiant du cimetière et j’avais cette histoire pour les hommes. Mais Double-Goulot est mort et il n’est plus personne à qui la raconter. Personne si ce n’est toi, mon vin. Oui, qui écouterait mon récit sans rougir de sa propre capitulation?

Alger, décembre 2007. Poursuivis par les services secrets algériens, les petits-enfants du mendiant ont emporté son précieux journal avant de fuir la ville exsangue. À sa lecture ressurgissent leurs souvenirs, éclairés par la voix du miséreux venu leur conter l’odyssée extraordinaire de leurs ancêtres, épris, tout comme eux, de liberté et de justice. (...) »
Participante qui avait ramené de nombreux livres, dont ceux d’Ahmed Kalouaz, Avec tes mains / Le Rouergue, d’Abdelkader Djemaï, Le nez sur la vitre / Le Seuil, de Maïssa Bey, L’ombre d’un homme qui marche au soleil, réflexions sur Albert Camus / Chèvre feuille étoilée, d’Amar Belkhodja, Momo, la magie des mots / Alpha, maison d’édition algéroise.
Nous avons manqué de temps pour aborder le dernier ouvrage de Kamel Daoub.
Ce fut donc sur Albert Camus que rebondit le débat, avec naturellement Le Premier homme, dont voici un large extrait, sur lequel fut refermée la soirée :

« C’est un vieux colon. À l’antique. Ceux qu’on insulte à Paris, vous savez. Et c’est vrai qu’il a toujours été dur. Soixante ans. Mais long et sec comme un puritain avec sa tête de cheval. Le genre patriarche, vous voyez. Il en faisait baver à ses ouvriers arabes, et puis, en toute justice, à ses fils aussi. Aussi, l’an passé, quand il a fallu évacuer, ça a été une corrida. La région était devenue invivable. Il fallait dormir avec le fusil. Quand la ferme Raskil a été attaquée, vous vous souvenez? - Non, dit Jacques. - Si, le père et ses deux fils égorgés, la mère et la fille longuement violées et puis à mort... Bref... Le préfet avait eu le malheur de dire aux agriculteurs assemblés qu’il fallait reconsidérer les questions des colonies, la manière de traiter les Arabes et qu’une page était tournée maintenant. Il s’est entendu dire par le vieux que personne au monde ne ferait la loi chez lui. Mais depuis il ne desserrait pas les dents. La nuit, il lui arrivait de se lever et de sortir. Ma mère l’observait par les persiennes et le voyait marcher à travers ses terres. Quand l’ordre d'évacuation est arrivé, il n’a rien dit. Ses vendanges étaient terminées, et le vin en cuve. Il a ouvert les cuves, puis il est allé vers une source d’eau saumâtre qu’il avait lui-même détournée dans le temps et l’a remise dans le droit chemin sur ses terres, et il a équipé un tracteur en défonceuse. Pendant trois jours, au volant, tête nue, sans rien dire, il a arraché les vignes sur toute l’étendue de la propriété. Imaginez cela, le vieux tout sec tressautant sur son tracteur, poussant le levier d’accélération quand le soc ne venait pas à bout d’un cep plus gros que d’autres, ne s’arrêtant même pas pour manger, ma mère lui apportait pain, fromage et soubressade qu’il avalait posément, comme il avait fait toute chose, jetant le dernier quignon pour accélérer encore, tout cela du lever au coucher du soleil, et sans un regard pour les montagnes à l’horizon, ni pour les Arabes, vite prévenus, et qui se tenaient à distance, le regardant faire, sans rien dire eux non plus. Et quand un jeune capitaine, prévenu par on ne sait qui, est arrivé et a demandé des explications, l’autre lui a dit : “Jeune homme, puisque ce que nous avons fait ici est un crime, il faut l’effacer.” Quand tout a été fini, il est revenu vers la ferme, il a traversé la cour trempée du vin qui avait fui des cuves, et il a commencé ses bagages. Les ouvriers arabes l’attendaient dans la cour. (Il y avait aussi une patrouille que le capitaine avait envoyée, on ne savait trop pourquoi, avec un gentil lieutenant qui attendait des ordres.) “Patron, qu’est qu’on va faire? - Si j’étais à votre place, a dit le vieux, j’irais au maquis. Ils vont gagner. Il n’y a plus d’hommes en France.”

(…)

- Il n’a plus voulu entendre parler de l’Algérie. Il est à Marseille, dans un appartement moderne. Maman m’écrit qu’il tourne en rond dans sa chambre.

- Et vous?

- Oh, moi, je reste, et jusqu’au bout. Quoi qu’il arrive, je resterai. J’ai envoyé ma famille à Alger et je crèverai ici. On ne comprend pas ça à Paris. À part nous, vous savez ceux qui sont seuls à pouvoir le comprendre?

- Les Arabes.

- Tout juste. On est fait pour s’entendre. Aussi bêtes et brutes que nous, mais le même sang d’homme. On va encore un peu se tuer, se couper les couilles et se torturer un brin. Et puis on recommencera à vivre entre hommes. C’est le pays qui veut ça. Une anisette?

- Légère, dit Jacques. »


A. L. D. & A. (G.) L.

                                                                              

Labyrinthe MAHJOUB BEN BELLA 1988

samedi 16 avril 2016

Olivier Rubens a bien voulu nous communiquer sa participation au Café littéraire consacré à Romain Gary. Nous l'en remercions chaleureusement.


 
« AU DELA DE CETTE LIMITE »

 Au milieu de ce livre publié en 1975, année de la mort de Malraux se trouve une scène qui rappelle le début de « La condition humaine ». Le héros et sa compagne dorment dans une chambre d’hôtel.

 J’entends un léger crissement. Un glissement furtif sur la moquette (…) Ma main cherchait l’interrupteur. J’allumai.

Ce fut instantané. Un bond et l’homme appuyait déjà la pointe du couteau contre ma gorge. Il portait la casquette et l’uniforme du chauffeur de maître (…) Il était prêt à tuer. Il m’eût suffi d’esquisser un mouvement un peu brusque pour que tout fût fini et pour que me fussent épargnées la lâcheté, l’acceptation et l’accoutumance. Mais je ne bougeais pas. Je voulais prolonger ce moment, faire durer cette possibilité de délivrance, goûter encore cette délivrance de tout poids (…)

 Il y eut sur son visage une trace d’inquiétude parce que je souriais. C’est peut-être la première fois depuis bien longtemps que mon sourire disait vrai, qu’il parlait vraiment en mon nom au lieu de me cacher. La pointe de la lame s’appuya un peu plus fortement sur mon cou. Il ne l’avait pas appuyée au milieu mais contre la carotide. Il connaissait les bons endroits.

 Je ne me souvenais pas d’avoir goûté une telle sensation d’être redevenu moi-même depuis que je m’étais réfugié dans l’ironie. Je guettai ma respiration. Pas trace d’émoi quelconque. Somme toute, je n’avais pas tellement changé. Pour l’essentiel, j’étais encore le même qu’au temps des allemands. Arabe, pensais-je. Mais la pointe du couteau posée au point précis de la saignée à mort fit passer en un éclair dans ma mémoire le ciel d’Andalousie et la mort d’un taureau sous l’épée de Juan Belmonte (…) J’étais bien. J’étais chez moi (…) Il me fallait mettre fin à ce délicieux souvenir de moi-même. Le couteau contre ma gorge n’était pas celui d’un parachutiste allemand opérant derrière nos lignes mais d’un rat d’hôtel qui n’osait ni tuer ni s’écarter car la sonnette était à la portée de ma main et il m’eut suffi d’une seconde pour ameuter le service d’étage (…)

Je levai la main, la refermai sur la lame du couteau et l’écartait de ma gorge. Il y eut sur ses traits une expression de désarroi, une trace de lutte intérieure et de peur (…)

Il devait maintenant ou bien m’égorger ou abandonner toute prétention à l’envergure et avouer sa minable dimension de petit voleur : c’est ce qu’il fit. Il brandit le couteau en l’air d’un air (sic[1]) de menace vaine, saisit ma montre en or sur la table de chevet et se mit à reculer vers la porte.

« Prenez l’escalier de service à gauche en sortant » dis-je...

 On trouve dans cette scène une dimension d’ordalie assez constante chez Gary qui a un côté « seigneur de la guerre », à la Montherlant. Cette dimension est suffisamment forte pour déboucher sur un retournement dialectique, le plaisir éprouvé par le héros menacé retourne le sens de la menace et crée un rapport de domination avec l’homme au couteau. Ce dernier sera retrouvé ensuite et utilisé pour de basses manœuvres. Tout ceci dans un contexte d’ « anarchisme de droite » où la question de l’ordre établi, de la sécurité des biens etc… n’est même pas posée[2]. On n’est pas très loin, meurtre en moins, de la scène des « Caves du Vatican » où l’antihéros gidien balance un compagnon de voyage du haut d’un viaduc pour le seul plaisir. Enfin, le rapport social entre les personnages est bien perçu. Le bourgeois possédant et « souchien » comme disent aujourd’hui par exemple les « indigènes de la République et comme on ne disait pas à l’époque l’emporte sans difficulté sur l’immigré, même armé.

Cette intrication entre la condition physique, le sentiment personnel et la vie sociale et historique est constante dans le roman. On peut la résumer par un bref passage du début.

P. 23 « En 1944 je débarquais en Normandie à Omaha Beach sous les mitrailleuses, je libérais Paris. Vous, vous étiez un héros de la Résistance, colonel à vingt-six ans dans le maquis et maintenant  on ne peut plus bander. »

 Gary expose comme constante le refus de la réification, cette tendance de l’individu à nier sa propre humanité pour appréhender son corps et son esprit comme des machines, certes extraordinairement sophistiquées :

 P. 56 : « Je ne vous apprends rien lorsque je vous dis qu’il y a des castratrices qui veulent vous vider de vos forces. Les femmes ne comprennent absolument rien à la verge. Elles croient que c’est une sorte de machine-outil automatique et qu’on peut régler ça comme on veut. Vous ne verrez jamais une femme se soucier de votre prostate » (....) «  Vous avez la malchance d’avoir une sexualité anormale pour votre âge, excessive, avec des organes qui sont eux normaux, et qui font les frais de votre libido. Combien de temps dure en moyenne chaque rapport avec votre partenaire actuelle ?

- Ce n’est pas une partenaire, c’est une femme que j’aime… »

Cela va parfois jusqu’à la provocation pure et simple accompagnées d’un effet de style dont on peut se demander s’il est voulu.

 P. 119  «  Pauvre chère doulce France ! A cinquante, cinquante-cinq ans, vous arrivez à une situation où vous pouvez vous procurer facilement des filles très jeunes – c’est pour ça d’ailleurs que l’on a abaissé la majorité à 18 ans – et vous bandez mou à la suite des efforts que vous avez fait dans votre branche ».

Sincèrement, sans doute, l’auteur considérait que dans cet ouvrage, le sexe n’était évoqué que comme prétexte[3]. En ce cas, l’œuvre dépasse l’intention qui a présidé à sa réalisation. La dérive du style prend parfois un effet rabelaisien avec des énumérations qui seraient dignes d’un bon San-Antonio. Qu’on en juge :

 ( Accompagné de sa jeune maîtresse, le héros raccompagne une relation d’affaires à l’aéroport.)

PP 63-64 « Muller était un gros homme aux cheveux blancs et aux cigares bienveillants ; il me parla pendant tout le parcours des cassoulettes au petits mignons de Viard, du canard Trissotin de Bagot et du capon blanc-bec dans son jus (…) Sur le chemin du retour (…) Elle s’appuya contre mon épaule et demanda :

- Jacques, quand est-ce que tu te décideras enfin à me faire faire un tour de France gastronomique ? (…) Je ne suis pas encore mûr pour les consolations de l’Eglise lui lançai-je entre les dents. Ni pour le chaponnet à la mignonne, ni pour la fricasse du jacasse du père Viouque, ni pour la mouchette sur sa clavicule, ni pour la grand-mère farcie sauce tzigane, ni pour la bibichette à la feuille de rose, ni pour la bite de turc aux câpres, ni pour la culotte du zouave maison, ni pour les mignardises de tonton Vercingétorix ni…. merde.»

Pour ce qui concerne l’intrigue, on peut, ou non accorder de l’importance à cette histoire de revente de multinationale intriquée avec celle d’un amour qui serait parfait sans les problèmes techniques. On peut juger un peu fade le personnage de Laura, dame des pensées du personnage principal qui, d’une certaine manière, crève seul l’écran. En bon faiseur d’histoires, Gary prépare longuement sa fin et ménage une chute surprenante, mais ce n’est pas la plus important.




[1] Force est de constater que l’écriture brille plus par le souffle général que par la maîtrise des détails stylistiques.
[2] On peut rappeler ici que Gary était compagnon de la libération et chevalier de la légion d’honneur.
[3] Rien ne permet en outre d’affirmer qu’il fasse référence à l’évolution de sa propre vie sexuelle…

samedi 20 février 2016

http://www.lefigaro.fr/livres/2014/12/10/03005-20141210ARTFIG00327-orhan-pamuk-la-ceremonie-du-nobel-ressemble-a-un-roman-de-modiano.php 

....... Où Orhan Pamuk - Prix Nobel 2006- évoque Patrick Modiano -Prix Nobel 2014.  

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Coline Bruges-Renard, plasticienne dont le très beau travail était visible à L'Herbe entre les dalles l'an dernier, fait aussi ouvrage d'édition. Dérive Hâtive Edition propose des volumes  tactiles, une articulation entre le texte et l'image, qui laisse toute sa place au lecteur.
Vous pouvez découvrir ce travail d'édition à l'Herbe entre les dalles, rue de la Barillerie au Mans, qui garde en dépôt une bonne vingtaine de titres.
Parmi les auteurs : Michèle Finck , Saïd Mohamed ...

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mercredi 27 janvier 2016

mercredi 13 janvier 2016

 
 





 
 
26 novembre (2015). Soirée Roger Vercel, au Café littéraire de
l’Épicerie du Pré. Une rencontre doublement attendue.

D’abord parce que l’auteur retenu ce soir-là est Manceau d’origine, ensuite parce que tombé dans un relatif oubli (lectorat et chiffre des ventes en attestent) il se retrouve au cœur de polémiques locales qui rebondissent épisodiquement. Les participants à cette rencontre, sans éluder ce qui a pu être reproché, à tort ou à raison, au romancier de Remorques, du Capitaine Conan (deux ouvrages majeurs portés à l’écran avec le succès que l’on sait), se sont particulièrement attachés à la forme littéraire : construction hardie d’intrigues sur des jeux de dialogue, vocabulaire extrêmement adapté à chacun des sujets abordés.

Vercel, loin d’être cantonné à un « auteur de la mer » (ce qu’il fait admirablement, comme Conrad et Kipling) serait à classer comme un moraliste moderne, à l’instar d’un Albert Camus.

En témoignerait cet article de sa fille Simone Roger-Vercel, « Roger Vercel, mon père », article paru dans L’Humanité du 19 septembre 1996.

L'écrivain italien Primo Levi n’a pas seulement mentionné Roger Vercel dans son anthologie personnelle des grands écrivains de sa vie, qui a été publiée en 1981, mais sa sélection occupe ni plus ni moins que 16 pages. Dans un livre qui compte seulement une trentaine d’auteurs, c'est déjà remarquable, mais le fait que Remorques fut le livre que Levi ait lu la nuit où il ne savait plus si les Allemands le laisseraient vivre ou pas, ce livre lui a laissé une impression qu'il n'oublierait jamais.
 
               Armelle Le Dantec & Alain (Georges) Leduc.

Michel Bampely nous aura offert un slam que vous pouvez réécouter sur